Histoire du domaine

Deux siècles d’histoire (et plus !)

Histoire

Les plus vieux oliviers du domaine ont environ 300 ans. Les murets qui soutiennent leurs parcelles ont sans doute le même âge… Voire plus (400, 500 ans ?).

Le domaine a été constitué par achat de parcelles en 1831 par Joseph Antoine Nicolet, mais le premier « Mazet » (partie centrale de la ferme) existait en 1815 : un cartouche le datant était au-dessus de la porte du salon de l'appartement Romarins.

Amélie Nicolet, fille unique de Joseph Antoine Nicolet et Thérèse Allégier a épousé Léon Thouvenot, en 1853, alors qu’il était jeune polytechnicien (promotion 1848), ingénieur principal de réseau hydraulique Français, et Vosgien…

Léon Thouvenot a fait construire le château et dessiner et planter le parc en 1870, à la fin du second empire.

Leur fille Angèle a épousé Adrien Juvenal, issu d’une grande famille Provençale, et homme de droit. Il a donné son nom au château.

Nous avons acheté le domaine en 2001 à Charles Martin, arrière petit-fils d’Angèle et Adrien…

Et 14 années de restauration

Nous avons restauré le Château, la ferme, le parc et les terres en prenant soin de ne pas altérer la beauté naturelle de ce lieu magique :

Les toitures ont été restaurées en tuiles romaines, en réutilisant les tuiles d’origine autant que possible.

Toute la plomberie et toute l’électricité ont été refaites, sans toucher aux sols du Château (dans les murs…).

Les fenêtres sud du Château, avec encore parfois leur verre ancien, avec des bulles, ont été conservées, ainsi que les portes nord et sud du Billard.

Nous avons racheté une partie du mobilier qui était au Château : la plupart des meubles sont plus vieux que le château (certains sont datés du XVIIème siècle)

Nous avons conservé les ouvertures telles qu’elles étaient (fenêtres et portes, distribution des chambres au Château, escaliers à voûte sarrasine dans l’appartement Amandiers) et retouché un minimum les ouvertures intérieures (communications nécessaires, sanitaires…).

La cuisine du Château a conservé son âme (« pile » dans la « patouille », « potager » sous la fenêtre, manteau de cheminée, placards muraux avec leurs portes…)

Dans la ferme, la distribution des pièces et des fenêtres est la même, même si nous avons dû ajouter un escalier (Romarins), et refaire les planchers en dalles (Amandiers) pour avoir des hauteurs adaptées et des planchers horizontaux (les chambres Lavande et Mistral étaient des fenils : Lavande avait 1,50m de hauteur et Mistral plus de 5m.

Nous avons réutilisé les terres cuites qui étaient en isolation sous toitures pour carreler l’entrée nord du Château et les chambres d’Amandier.

Dans les terres, nous avons remplacé 3 ha de vignes malades et nous avons fait défricher 6 ha de pins pour faire revivre les Oliviers qui étaient encore là, ou mettre en sécurité le domaine (coupes feux).

Le parc est en restauration perpétuelle : nous avons fait intervenir un « coiffeur d’arbre » pour le mettre en sécurité sanitaire dès les premières années. La première phase de restauration a nécessité la coupe et l’évacuation d’une trentaine d’arbres morts, sans que cela ne nuise à l’esthétique du parc.

Chaque année, nous continuons à coiffer et mettre en sécurité sanitaire les arbres, notamment ceux qui ont souffert des dernières années de sécheresse.

Nous avons aussi coupé les lauriers-tins qui avaient colonisé les 3/4 de la surface du parc.

La piscine a été entièrement reconstruite pour permettre une plage bien exposée et l'installation d'un abri.

Le pigeonnier abrite le hammam, le pavillon du parc une cuisine d'été.

Le vignoble est désormais à son meilleur niveau et les oliveraies commencent à retrouver leur lustre d'antan.